Frais de scolarité : frais gratuits, frais payants ?

fees-free-schemeDans les articles précédents, nous vous avons présentés deux rapports (OCDE, Eurydice) présentant des informations sur les frais de scolarité et les aides publiques; Mais les frais de scolarité couvrent-ils tous les frais ? Existe-t’il des “frais gratuits” ?

Qui paye ?

C’est la réflexion à laquelle se sont livrés David Crosier et Andrea Puhl sur le site d’Eurydice à partir des deux rapports précités. Car a priori, l’on pourrait considérer que les frais de scolarité couvrent des frais comme le salaire des personnels, l’accès aux bibliothèques, … ce que les auteurs appellent de façon générale des frais administratifs. Cela dit, les données montrent que ces frais varient du tout au tout allant de quasiment 0 € dans les pays du nord de l’Europe, à presque 10 000 euros en Grande-Bretagne. Dés lors que les frais ne couvrent pas tout, qui paye ? L’argent public ou l’argent de l’étudiant ? La réponse n’est pas aussi tranchée que pourraient le laisser paraitre les chiffres. Car la réponse serait : les deux !

Frais gratuits : comparaison délicate

Certes, les frais des étudiants ne concernent pas uniquement que les coûts de scolarité mais également les coûts de la vie (hébergement, matériel, alimentation, …). Toutefois, dans certains pays, les mêmes que ceux déjà cités plus haut, même ces frais peuvent être pris en charge par des systèmes d’aide (bourses,…). Dans des pays comme l’Irlande, la situation est plus complexe. Dans le premier cycle d’enseignement supérieur par exemple, selon que l’on respecte plus où moins des “profils de frais gratuits” (nationalité de l’étudiant, lieu de résidence, ..), l’on paiera ou non tel ou tel frais. Précisons quand même que l’étudiant en Irlande devra verser une contribution de base de 2500 € par an et par année académique. En Italie, Les frais s’élève à 1300 €, tout compris. Il n’y a pas “d’options”.

Ces différences doivent être pondérées ensuite par les systèmes d’aides publiques et le nombre d’étudiants bénéficiant d’une bourse. Si les frais sont élevés mais qu’ils sont nombreux à recevoir une aide, le coût doit être relativisé. Idem dans le cas où ils sont plus faibles mais que le nombre de personnes aidés est moindre.

La réponse aux coûts cachés et les comparatifs entre pays ne peuvent pas se limiter à de simples comparaisons chiffrées, qu’ils soient ceux des montants des frais de scolarité ou du nombre de bourses, la situation étant différente en fonction des pays.

La prudence dans les interprétations est donc de mise et nécessite la prise en compte de paramètres multiples au risque de fausser les conclusions. Comme dans de nombreux domaines d’ailleurs.

Retrouvez l’article original sur le site d’Eurydice.

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